Aujourd’hui, le rosé est synonyme d’été, de gastronomie et d’art de vivre. Pourtant, derrière sa robe pâle se cache une histoire fascinante, intimement liée à celle de la Provence. C’est ici, sur les rives de la Méditerranée, que débute l’histoire du vin en France.
La Provence, berceau du vin en France
Bien avant Bordeaux, la Bourgogne ou la Champagne, ce sont les Grecs qui introduisent la vigne sur le territoire français via les comptoirs commerciaux phocéens.
Vers 600 avant J.-C., les Phocéens, navigateurs venus de la cité de Phocée (actuelle Turquie), fondent Massalia, l’actuelle Marseille. Avec eux arrivent les premiers ceps de vigne cultivés et les techniques de vinification.
À cette époque, les vins sont très différents de ceux que nous connaissons aujourd’hui. Des vins clairs, rosés et frais dû à la vinification faite dans les dolia (jarres en terre cuite) enterrées.
Autrement dit, les premiers vins produits en France ressemblaient davantage à nos rosés actuels qu’à des rouges puissants.
La Provence peut ainsi revendiquer un héritage unique : être le berceau historique de la viticulture française, avec plus de vingt-six siècles de savoir-faire.
Le rosé : sans doute le vin le plus complexe à élaborer
Derrière son apparente légèreté se cache une véritable prouesse technique.
Contrairement à une idée reçue, produire un grand rosé est souvent plus difficile que produire un rouge ou un blanc.
Pourquoi ?
Parce que tout se joue en quelques heures.
La couleur, les arômes, l’équilibre et la fraîcheur dépendent essentiellement du temps de macération entre les peaux du raisin et le jus. Quelques minutes de trop peuvent modifier la robe, quelques degrés de température peuvent faire évoluer les arômes, quelques heures supplémentaires peuvent bouleverser tout le profil du vin.
Le vigneron doit également composer avec de nombreux paramètres :
- le choix précis des cépages ;
- la date de récolte, souvent très précoce pour préserver la fraîcheur ;
- le pressurage délicat ;
- la maîtrise des températures de fermentation ;
- la protection contre l’oxydation afin de conserver l’éclat aromatique.
Le rosé demande ainsi une précision presque chirurgicale.
L’objectif est subtil : obtenir un vin aérien sans être léger, gourmand sans être sucré, frais sans manquer de matière, élégant sans perdre sa personnalité.
Cette quête permanente explique pourquoi les grands rosés de Provence sont aujourd’hui parmi les vins les plus techniques à produire.
Comment la Provence a changé le destin du rosé
Pendant longtemps, le rosé souffrait d’une réputation peu flatteuse.
Considéré comme un simple vin d’été, parfois issu de saignées ou de productions secondaires, il était rarement considéré comme un grand vin de gastronomie.
Tout change à partir des années 1980.
Les vignerons provençaux décident de faire du rosé une spécialité à part entière.
Ils investissent massivement dans la qualité :
- sélection parcellaire ;
- vendanges nocturnes ;
- pressoirs dernière génération ;
- maîtrise parfaite des températures ;
- recherche d’une robe toujours plus lumineuse ;
- travail précis sur les assemblages.
La Provence impose alors un nouveau style.
Des rosés très pâles, délicats, frais, élégants, aux notes d’agrumes, de fleurs blanches, de fruits rouges subtils et d’épices douces.
Cette identité devient progressivement une référence mondiale.
Les plus grands restaurants les inscrivent à leur carte, les chefs les associent à une gastronomie raffinée, et les consommateurs recherchent désormais ce style provençal partout dans le monde.
Aujourd’hui, près de 90 % de la production des AOP de Provence est consacrée au rosé, faisant de la région la référence internationale de cette couleur.
Le rosé n’est plus un simple vin de terrasse.
Il accompagne désormais aussi bien un poisson grillé, une cuisine méditerranéenne, des plats gastronomiques qu’un repas de fête.
Plus qu’une couleur, un patrimoine
Choisir un rosé de Provence, c’est finalement déguster un morceau d’histoire.
C’est savourer l’héritage des Phocéens, le savoir-faire transmis depuis plus de deux millénaires et le travail minutieux de générations de vignerons qui ont su transformer un vin longtemps sous-estimé en véritable symbole de l’art de vivre français.
Le rosé de Provence n’est pas une mode.
C’est une tradition millénaire qui continue, à chaque nouvelle année, de raconter l’histoire d’une terre baignée de soleil, et des effluves de la Méditerranée.
Au Château Les Preyres, cette histoire prend vie dans chaque bouteille. Nos rosés, issus du terroir granitique et sablonneux du domaine, et cultivés en agriculture biologique, s’inscrivent dans cette grande tradition provençale : celle d’un vin d’une précision remarquable, où chaque détail, de la vigne au chai composé d’amphores, est pensé pour révéler toute la finesse et l’élégance qui font la renommée des rosés de Provence.
Découvrez nos rosés Chateau Les Preyres et Massalia (multi-médaillé), véritables échos à l’histoire ancestral du rosé en Provence.







